Il y en a qui collectionnent les timbres, d'autres les cartes postales ou les objets en verre filé ou encore les étiquettes de camembert. Monsieur Babouch, lui, collectionne les vents.
Monsieur Babouch n'a pas besoin de voyager, car il possède une autre collection très précieuse de sifflets et de sarbacanes avec lesquels il raconte des histoires "qui ne sont jamais arrivées".
"Manipulateur de mots et donc exacte figure du poète" comme l'explique Nicolas Ducron, le metteur en scène, Monsieur Babouch, d'un souffle de sarbacane, fait surgir des décors, et d'un coup de sifflet des personnages.
Voici Jean Rapido "qui va plus vite que ses pieds" et rêve d'aventure et d'histoire d'amour, le corbeau Corvée "qui répare les pots cassés" et "dépanne les gens coincés", Nina Bouchefleurie, rêveuse d'éléphants, et qui cherche un mari.
En somme, tous les éléments pour raconter une belle histoire, excepté qu'un malencontreux coup de sifflet fait arriver un méphistophélique Monsieur de Guingois, aussi difforme que méchant. Créature échappant à son créateur, il brouille les cartes de la belle histoire.
À la lisière du fantastique et de la fantaisie, Jean-Pierre Milovanoff qui "aime les situations cocasses et l'humour" invite le public à laisser libre cours à son imagination.