

La ville médiévale à l'intérieur de sa fortification
Au début du XIIe siècle, Cahors n'occupe encore que le tiers
oriental de la presqu'île que forme le Lot à l'intérieur
de sa boucle. La ville est limitée à l'est et au sud par le
fleuve et à l'ouest par le rempart qui suivait le tracé de l'actuel
boulevard Gambetta. Des faubourgs se développent à partir de
la fin du XIIe siècle au nord (l’actuel quartier situé
entre la place de la Citadelle et l’église Saint-Barthélemy),
à l’entrée des ponts et devant les portes de la ville.
C’est bientôt toute la presqu’île qui est en passe
d’être urbanisée, désormais protégée
par une deuxième enceinte [notice]
à laquelle est relié le pont Valentré dont la première
pierre est posée en 1308 [notice].
Mais la guerre de Cent Ans (1337-1435) atteint durement Cahors qui perd la
moitié de sa population et se replie à nouveau à l’intérieur
de sa première enceinte : c’est notre vieux Cahors d’aujourd’hui.
Il occupe une surface en forme d'amande dont le tracé urbain actuel
reprend sans modifications majeures celui du Moyen Âge. Un axe principal
traverse la ville du sud au nord : c'est l'ancienne grand-rue qui correspond
de nos jours à la rue Nationale prolongée par la rue du Château-du-roi
puis la rue des Soubirous : elle est recoupée par des rues transversales
est-ouest dont la principale est la rue de Lastié. Les rares places
ne sont que des espaces exigus, emprisonnés par les hautes façades
des édifices qui les bordent : la principale place, la place du marché,
était encore le cimetière de la cathédrale avant le milieu
du XIIIe siècle, et elle n’a que 25 m de côté. De
part et d'autre de la grand-rue, les îlots de maisons séparés
par des rues étroites se succèdent sur toute la surface bâtie.
Dès le XIIe siècle les édifices d'habitation comptent
souvent deux étages, et les constructions nouvelles se multiplient
jusque dans les premières décennies du XIVe siècle, témoignant
de la prospérité de cette période que l’on appelle
souvent le « beau Moyen Âge ».
Des rues bordées d'arcades
Lieu d’habitation, la ville est aussi un lieu d’échange et de commerce. Cette importante activité marchande a laissé son empreinte avec les longues suites d'arcades qui abritaient autrefois des boutiques. Nombreuses sont celles qui existent encore aujourd'hui : elles sont représentées par les traits rouges sur le plan de droite.
