
Une grande maison du XIIIe siècle
Si nous voulions établir un modèle de la demeure familiale
de Cahors au Moyen Âge, le N° 42 rue
de la Daurade serait l'exemple le plus pertinent. Dans cet édifice,
nous pouvons identifier tous les éléments essentiels du programme
de la maison médiévale en milieu urbain.
L'édifice fut une des propriétés de l'évêque
et il aurait servi de prison épiscopale avant d'être occupé
par les officiers royaux à la suite du pariage conclu en 1307 (ce qui
expliquerait la fleur de lys encastrée sur la façade). Néanmoins,
elle se présente come une demeure bourgeoise vouée à
l'habitation et au commerce.
Il s'agit d'un ensemble formé de trois corps de bâtiment organisés
autour d'une cour. Le corps principal et la tour constituent la façade
nord sur la rue de la Daurade. Le troisième corps de bâtiment,
en forme de tour, se trouve en fond de parcelle derrière la tour sur
rue et separé de celle-ci par la cour.
La façade sur rue présente au rez-de-chaussée trois
ouvertures : un portail à claveaux
de grès qui ouvrait le passage vers la cour, où le grand degré
menait directement à l'aula (cf. La
circulation dans la maison : la salle et l'escalier), la grande arcade
et la porte qui appartenaient à la boutique.
Cette dernière occupait les deux tiers de la profondeur du corps principal
et sa surface était doublée par un niveau d'entresol. Le dernier
tiers de l'édifice, derrière la boutique, était une pièce
supplémentaire qui pouvait servir de logement ou d'entrepôt de
marchandises et qui était également doublée par un niveau
d'entresol. Une porte haute assurait la communication entre les deux entresols.
Une autre porte ouvrait la pièce arrière sur la cour et éventuellement
sur d'autres locaux des différents rez-de-chaussée.
Le sous-sol du corps principal renfermait une petite cave non voûtée
où, sans doute, on gardait surtout le vin.




