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Ce site internet a pu être conçu grâce à la mise en place
de la "carte archéologique" de Cahors. Elle est
le résultat d'une mission scientifique de trois ans, co-réalisée par le Service
Patrimoine de la Ville et par le Service Régional de l'Archéologie de Midi-Pyrénées,
dont les objectifs sont l'évaluation, la protection, et la valorisation des
vestiges.
Grâce à la "carte archéologique", un inventaire détaillé des mosaïques gallo-romaines
découvertes à Cahors a pu être élaboré, et une étude approfondie sur ce thème
fera l'objet d'une publication prochaine.
Le nombre de mosaïques recensées à Cahors dépasse la cinquantaine. Il témoigne
de l'opulence de la cité et peut être de la présence de quartiers résidentiels
antiques là où leur densité est la plus élevée (cf carte).
Il s'agit de pavements principalement découverts durant les grandes phases de
développement de la ville, au XIXème siècle et au cours des années
soixante à soixande dix. Malheureusement beaucoup d'entre eux ont été irrémédiablement
endommagés et détruits, mais grâce aux travaux des archéologues, dont René Pauc
et Georges Depeyrot, ils ont néanmoins été relevés et parfois photographiés.
Ce site internet les présente. Les mosaïques étaient destinées à décorer
les sols de riches demeures urbaines (domus) durant l'antiquité. Noires
ou blanches ou de plusieurs couleurs, les mosaïques gallo-romaines de Cahors
ont des décors essentiellement composés de motifs géométriques ou végétaux disposés
selon une trame régulière et complexe. Ces compositions jouent parfois d'effets
d'illusion optique dessinant ainsi des figures en perspective. Il faut néanmoins
observer qu'aucun pavement n'a été complètement dégagé, et on suppose que certains
exemplaires comprenaient à l'origine un panneau central appelé emblema,
à décor historié, par exemple à scène mythologiques ou de la vie quotidienne.
Aujoud'hui, la plupart de ces mosaïques ont des destinations diverses, certaines
sont encore enfouies, d'autres sont conservées par des institutions qui les
présentent occasionnellement au public, mais la majorité d'entre elles ont disparu.
Crédits-sources
Site de la Ville de Cahors