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L'hostellerie du Palais National

22 Rue Joachim-Murat : L'Hostellerie du Palais National, de génération en génération.
Mêlée aux ruelles et aux pierres imprégnées par le passé, l'hostellerie du Palais National endormie s'élève en Cahors, sa terre d'éternité, silencieuse et plus discrète que jamais. Dressée au 22 rue Joachim-Murat, à quelques pas du boulevard Gambetta, elle veille aujourd'hui sur la fratrie Lacassagne, ses derniers habitants.

hostellerie

Tenue à partir de 1769 par l'aubergiste Jean Francès et rachetée en 1874 par son propre cuisinier, Marcellin Lacassagne, l'hostellerie eut droit elle aussi à ses heures de gloire au sein de la Belle Époque. Famille modeste entourée de domestiques et de cuisiniers, Marcellin et Louise son épouse, née Francès, puis Louis, leur fils, portèrent au sommet leur auberge et son prestige.

Des personnalités telles le duc d'Angoulême, la tragédienne Rachel ou le Pape Pie VII furent reçut en son sein, comme tant d'autres inconnus que déposait la "Turgotine" (nouveau type de diligence, plus rapide et plus maniable, inventée par Turgot en 1775, d'abord pour les messageries royales puis pour le transport du courrier et des passagers) derrière l'auberge à l'actuelle place Gustave Barreau. Alors que Louis Lacassagne assurait le travail qu'avait entrepris son père tout au long de sa vie, ses frères quittèrent Cahors pour d'autres contrées ; l'un, Bernard, cultiva la vigne tandis que l'aîné, Alexandre, devint un célèbre médecin, co-fondateur de l'anthropologie criminelle.


Alexandre Lacassagne

L'hostellerie ne disposait pas seulement de ses 24 chambres ; outre son restaurant à la cuisine française réputée elle abritait une "cave recommandée" et confectionnait ses conserves alimentaires, pour lesquelles Louis Lacassagne fut d'ailleurs récompensé lors de l'Exposition des Beaux-Arts et de l'Industrie de Cahors en 1881.

Toute chose a un temps. Il fut venu le jour où la célèbre hostellerie du Palais National eut fait le sien. La révolution des transports avec l'arrivée des rails marqua profondément le XIXème siècle, révolution à laquelle il fallut se conformer en délaissant ce qui ne s'y adaptait plus.

En effet, les nouvelles lignes ferroviaires reliant Cahors à d'autres villes entraînèrent l'élévation d'une nouvelle gare et surtout d'un quartier hôtelier, qui mit l'hostellerie du Palais National face à une concurrence à laquelle elle n'avait jamais eu à faire face et dont elle ne se releva jamais.

Louis Lacassagne prit sa retraite et, sans enfants pour assurer sa relève, l'auberge s'éteignit imitée peu après par l'homme qui fut le maître de cet hôtel prestigieux.

 

Sources : Archives privées-famille Lacassagne, Archives communales de Cahors, Médiathèque de Cahors

Nous remercions Andrée et Louis Lacassagne pour leur aimable coopération.

Laura Bajoux
Etudiante en seconde année de
BTS Animations et Gestions Touristiques Locales
(33700 MERIGNAC)

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