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1913-2013 : CENT ANS DE PROTECTION

Le Ministère de la Culture et de la Communication a souhaité, à l’aube d’une nouvelle loi sur le patrimoine et à l’occasion de la trentième édition des Journées Européennes du Patrimoine (JEP), commémorer les Cents ans de la loi fondatrice de protection des Monuments Historiques en France, celle du 13 décembre 1913.

Cette loi sur les Monuments historiques a été intégrée avec les autres lois patrimoniales relatives aux musées, à l’archéologie, aux archives et aux bibliothèques, au code du patrimoine, nouveau cadre règlementaire, depuis 2004. Les JEP 2012 avaient célébré le cinquantième anniversaire de la création des secteurs sauvegardés par André Malraux, alors ministre de la Culture ; cette loi du 4 août 1962 constituait le premier texte règlementaire de protection des ensembles urbains reconnus pour leur intérêt historique et patrimonial majeur leur conférant valeur de Monument Historique.

LES MONUMENTS HISTORIQUES A CAHORS
rond rouge   Monument classé    rond vert   Monument inscrit

Suite au classement en 1840 du pont Valentré, exemple d’architecture de défense au Moyen Âge, les protections attribuées de 1862 à 1911 vont concerner essentiellement des édifices emblématiques des périodes historiques allant de l’Antiquité à la Renaissance.

Ainsi, l’Etat décide de classer en 1862 la cathédrale Saint-Étienne et la Maison Henri IV ; en 1886, l’Arc de Diane et le Palais Duèze ; en 1891, la Tour du lycée Gambetta ; en 1907, l’Archidiaconé ; en 1910, les remparts ; en 1911, la maison renaissance de la rue Bergougnoux ; en 1922 un conduit de cheminée classé et en 1925 le palais de Via. En 1925, on procédera également à l’inscription à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques d’un ensemble de façades ou éléments sculptés révélateurs de l’architecture civile des XIIIe au XVIIe siècle.

L’année 1945 va voir la mise en place d’une large protection des sites environnants qu’ils soient historiques ou naturels.
Ce ne sont pas moins de 17 sites qui seront inscrits, tous révélateurs de la qualité des ensembles bâtis et des paysages de Cévennes environnantes. La protection en tant que Site Inscrit de secteurs urbains situés dans le centre historique (7 sites concernés) sera remplacée par celle constituée par le secteur sauvegardé qui couvre la totalité de la ville médiévale et dont le périmètre est défini par arrêté ministériel en 1972.

A partir des années 1970, les demandes de protection vont être conditionnées par la réalisation de travaux et le risque de destructions inhérentes à ces derniers ; ainsi, en est-il de l’ancien couvent des Mirepoises inscrit le 27 mars 1977.
Les Opérations Programmées d’Amélioration de l’Habitat (O.P.A.H.) lancées conjointement à l’application du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du secteur sauvegardé (P.S.M.V.) approuvé en 1988 vont générer des chantiers riches d’enseignement pour la mission d’Inventaire Général (créé en 1964) qui débute en cette même année. De ces chantiers s’en suivent des découvertes qui témoignent de l’ampleur du patrimoine cadurcien caché sous les enduits et réaménagements du XIXe siècle. L’importance et la qualité des éléments révélés (architecture, décor peint, sculpture…) justifient une campagne de protection qui va s’échelonner de 1990 à 1999.
La dernière découverte fortuite sera réalisée lors du chantier des Allées Fénelon avec la mise au jour des vestiges d’un amphithéâtre gallo-romain qui seront inscrits à l’Inventaire Supplémentaire en 2009.

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