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On a tout dit sur Hans Hartung : enfant génial et mystique fasciné par ses propres traits de plume et ses taches d'aquarelle, adorateur de Rembrandt et de la Section d'Or, pionnier de l'abstraction, homme d'autant plus anti-nazi qu'il était allemand, prisonnier et blessé de guerre, protagoniste d'une « peinture gestuelle » bannissant tout repère figuratif pour mieux transcrire la réalité, peintre de la vitesse et artiste conceptuel avant la lettre. Pourtant des années 1930 aux années 1980, l'oeuvre d'Hans Hartung n'a cessé de se renouveler et, s'il conserve intact sa capacité à étonner, c'est que, ce qui du vivant de l'artiste apparaissait comme de la fulgurance était peint de façon très classique, soigneusement dessiné, rempli de couleur et corrigé jusqu'au moindre détail.
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