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En 1978, Jean Clarenboudt, le Groupe Untel (Jean-Paul Albinet, Philippe Cazal, Alain Snyers), Vivien Isnard, Irène Laksine, Louttre B., Yves Mery, André Nouyrit, Bernard Pagès, Jean-Pierre Pincemin, Jean Rédoulès, Jean-Pierre Rodrigo, Claude Viallat, Alexandre Wakhévitch et Michel Zachariou exposaient leurs dessins, toiles sur châssis, toiles libres et sculptures au musée de Cahors et d'autres de leurs créations - tracés, assemblages, constructions éphémères - dans l'espace réel du Causse à Auzole, au bord de la nationale 20, à 8 kilomètres au nord de Cahors.
Cette manifestation intitulée Nationale 20 fut très remarquée. Considérée à juste titre comme l'une des plus novatrices de la décennie, elle fit néanmoins l'objet de rugueuses critiques qui empêchèrent sa reconduction. Quoi qu'il en soit, grâce à elle, des centaines d'automobilistes quittèrent la « route des vacances » pour percevoir autrement des oeuvres d'art en interaction avec un paysage et un musée.
En 1999, les travaux de reconnaissance archéologique de la section 2 de l'autoroute A 20 mirent à jour sur la commune de Flaujac-Poujols située à 8 km au sud-est de Cahors, une nécropole composée d'une cinquantaine de tumulus à incinération élevés entre la fin du premier et le début du second âge du Fer, soit entre le second quart du VIe siècle et la fin du Ve siècle av. J-C. Les dépôts funéraires, placés au centre des tertres dont les structures sont composées comme les roues d'un char, ont livré un abondant mobilier aristocratique (céramique, parures, épées, poignards, couteaux, fibules et trousses).
De la conjonction de ces deux événements (l'anniversaire d'une exposition et l'inauguration d'une autoroute) est apparue une double proposition : réunir les artistes-participants à Nationale 20 en les invitant à répondre à la question « Que s'est-il passé pour vous et dans le monde de l'Art depuis 25 ans ? » et présenter conjointement les plus belles découvertes archéologiques effectuées à l'occasion du tracé de l'autoroute A.20.
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