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[ Archéologie paléochrétienne ]

 

Deux œuvres méritent tout particulièrement l’attention : La première, connue sous le nom de « Stèle de Luctérius », fut découverte en 1638 par l’abbé de Fouilhac dans l’église de Pern (Lot). Il s’agit d’un bloc de marbre de 146 cm de hauteur, 76 cm de largeur et 35 cm d’épaisseur portant sur une face une inscription du Ier siècle : « MARCO LUCTERIO LUCTERII SENICIANI FILIO LEONI OMNIBUS HONORIBUS IN PATRIA FUNCTO SACERDOTI ARAE AUGUSTI INTER CONFLUENTEM ARARIS ET RHODANI CIVITAS CADURCORUM OB MERITA EIUS PUBLICE POSVIT » (A Marcus Lucterius Léon, fils de Lucterius Sericianus qui après avoir exercé toutes les charges publiques dans sa patrie de l'autel d'Auguste (élevé) au confluent de la Saone et du Rhône. La cité des Cadurques en récompense de ses services a élevé ce monument aux frais du trésor public) et sur l’autre, supportée par un chrisme cantonné d’oiseaux, une inscription du Ve siècle : « CONDITUS HOC TUMULO TEGITUR GREGORIUS EXUL EXULIS ET PETRIS QUEM POSUERE MANUS QUI TAMEM HISPANA NATUS TELLURE SUPREMUM COMPLET CADURCIS MORTE DEFLENDA DIEM » (Enfermé dans ce tombeau élevé par les mains de Pierre, exilé, repose Grégore, exilé, qui né en Espagne, achève ses jours par une triste mort chez les Cadurci).

La seconde, connue sous le nom de « Pierre Constantine », fut découverte à Thézel (Lot) et acquise en 1817 par le comte Charles-Louis de Chamissot de Boncourt, Préfet du Lot. Il s’agit d’un linteau de marbre de 282 cm de longueur, 30 cm de hauteur et 69 cm de profondeur qui, selon la tradition, proviendrait d'un monument funéraire élevé sur l'ancienne voie romaine Divona-Tolosa, à la mémoire de Licinius, neveu de l'Empereur Constantin, mort au cours de son proconsulat dans les Gaules. Son soffite présente trois fleurs d'acanthe circulaires et des feuilles d'acanthe aux écoinçons. Une de ses faces est ornée au centre d’un chrisme portant l'alpha et l'omega séparant deux frises de vagues et une frise de rinceaux de vigne. Le musée conserve également trois vestiges présumés du sarcophage de saint Didier (évêque de Cahors au VIIe siècle) figurant Le Christ au Mont des oliviers, Pilate assis entouré de soldats et l’Arrestation du Christ, découverts lors des travaux effectués dans l’espace cathédral en 1892.

               


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