c
c

[ Archéologie égyptienne ]

 

egypteIllustration 5 : Eg.172 dans Nelly Blaya 2008
Légende : Cône funéraire de Nebenhâaou. Nouvel Empire.
La partie gauche de l'inscription est devenue illisible mais peut être restituée aisément en se reportant, par exemple, au cône du musée d'Orléans, ou encore à ceux du Caire et de Strasbourg qui ont été estampés avec l'empreinte ayant servi pour celui-ci. Complet, ce texte se bornait à donner l'identité du défunt pour lequel fut préparée cette série : le scribe royal Nebenhâaou surnommé Ii.
La composition de l'inscription et la forme des signes invitent à dater la série du début de la XVIIIe dynastie ainsi que la tombe pour laquelle ces cônes furent préparés et dont l'emplacement n'a pas encore été trouvé. L'usage des cône, sauf de rares exceptions étant particulier à la nécropole thébaine, c'est vraisemblablement dans celle-ci que fut aménagée cette sépulture du scribe royal Nebenhâaou, d'autant plus que c'est effectivement à Gournah que Petrie se procura les deux exemplaires qui sont conservés à l'University College de Londres.
Comme Champollion l'avait déjà noté en 1827, « ces cônes qu'on nomme vulgairement des sceaux ne sont nullement propres à un tel usage. » Eléments du décor de la tombe à l'origine, ils deviennent ensuite des objets de dépôt, comme une sorte d'offrande alimentaire votive, et des exemplaires d'une même série ont pu être retrouvés dans des lieux différents et parfois fort éloignés du tombeau de celui pour lequel ils avaient été commandés, souvent par plusieurs centaines.
Inv. MCHM Eg 172

vaseIllustration 6 : Eg 174 dans Nelly Blaya 2008
Légende : Urne funéraire de Besenmout sans bouchon. IIIe Période intermédiaire.
Vase à panse large portant une ligne de signes hiéroglyphiques peints à l'encre noire. Ce court texte indique d'une part que son ancien contenu, un foie si la répartition fut faite avec soin, était sous la protection du génie Amset et, d'autre part, que le canope avait été préparé pour le trousseau de « L'Osiris, le prophète de Montou Seigneur de Thèbes, Besenmout, justifié. » Les deux premiers signes entrant dans la composition de l'anthroponyme sont en grande partie détruits, mais leurs traces sont suffisantes - bec, jabot et pattes de l'oiseau -ba, fin du signe -sa- pour que la lecture soit assurée.
La facture du vase, la composition de l'inscription et son épigraphie permettent d'affirmer que ce canope provient de la même série que celle déjà connue par les vases de Douamoutef et de Kebehsenouf (musée du Caire). Ce vase a donc pour origine la sépulture collective aménagée de la XXVIe dynastie dans le temple de Deir-el-Bahari, pour les prêtres de Montou : un ensemble qui fut exploité vers 1858 à la fois par Sabatier et Mariette, et qui fournit aussi de belles pièces à divers collectionneurs. Enfin, le numéro 216 porté au crayon sur le vase indique peut-être une acquisition auprès de l'ancienne salle des ventes de Boulaq, puisque de telles indications sont encore visibles sur les canopes du musée du Caire.
Inv. MCHM Eg 174

crédits photos : Nelly Blaya

                


musée de cahors henri-martin
| Site officiel de la Ville de Cahors | Ministère de la Culture |

Conception et réalisation mairie de la ville de Cahors
Direction de la communication - Internet

Site ville de Cahors
Musée de France