>> Hôtel de Ville
Boulevard Gambetta
46000 CAHORS 
communication@ mairie-cahors.fr


Service proximité
Numéro vert 0 800 46 00 00

serviceproximite@mairie-cahors.fr




























































































Toutes les actualités

Retour à toutes les actualités

Voeux aux personnalités
Lundi 9 janvier 2017 – 19h Espace Valentré



Madame la Préfète,
Monsieur le Sénateur,
Madame la Députée,
Madame la Vice-présidente du Conseil régional,
Monsieur le Président du Conseil départemental,
Mesdames et Messieurs les Conseillers régionaux et départementaux,
Mesdames et Messieurs les Maires et élus venus de tout le Département, je salue notamment André Mellinger,
Messieurs les anciens Maires de Cahors,
Mesdames et Messieurs les représentants du monde économique, social, culturel, médical et sportif,
Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour votre présence, nombreuse, à l’occasion de cette traditionnelle cérémonie des voeux.
Parfois rattrapée par le règne de l'urgence et de l'instantanéité, l'action commande pourtant le franchissement d'étapes successives. Elle doit sans cesse être expliquée pour être comprise puis admise.
En cela, cette prise de parole annuelle constitue un exercice des plus utiles parce qu'elle donne l'occasion de replacer les choix dans le contexte et de les mettre en perspective.
Elle offre aussi un espace de dialogue où nous pouvons nourrir nos analyses et nos travaux respectifs.

Alors que la société est sous tension, au résultat d'un mouvement continu, construit mais aussi largement hérité, nous devons, individuellement, comprendre en quoi cette complexité entame l'action.
S'il ne s'agit pas de renoncer à simplifier nos organisations, notre législation, bref le cadre de l'action, nous ne pouvons simplifier à l'excès une société de la complexité.
Je suis personnellement partisan de la simplification. Nous ne pouvons, nous ne pourrons pas, éternellement, ajouter des règles aux règles, des normes aux normes et des lois aux lois.

Nous devons simplifier pour libérer. Libérer l'initiative et avec elle la croissance, libérer les énergies et avec elles l'esprit d'entreprendre, libérer la prise de risque et avec elle de nouveaux champs de découvertes et d'innovation.

Mais si cet objectif de simplification doit de mon point de vue désormais prévaloir, le décréter ne suffit malheureusement pas à le concrétiser.

Notre civilisation s'est lentement construite. Elle s'est construite grâce au travail, à la culture, aux techniques, à la politique, bref grâce à son goût dans le progrès.

Mais depuis quelques années, la crise perpétuelle dans laquelle nous semblons être placés interroge justement ce goût du progrès.

La peur du lendemain, la peur de l'entrepreneur quand on est salarié, du salarié lorsque l'on est employeur, du politique lorsqu'on est citoyen et parfois la peur du citoyen lorsque on est trop longtemps élu, caractérise trop souvent le rapport à l'autre.
Elle traduit aussi un mouvement de société qui entame les énergies.

Lorsque l'initiative rencontre sans cesse la responsabilité, lorsque la décision fait craindre cette culture anglo-saxonne de la judiciarisation, lorsque le principe de précaution affecte la croyance dans le progrès, c'est bien à un changement de culture qu'il faut en appeler.

Que le pays des Lumières s'interdise l'avenir comme il donne parfois le sentiment de le faire, c'est l'illustration-même de ce qu'il faut combattre.

Combattre la simplicité des propos, combattre l'outrance et les excès, combattre les discours de casse plutôt que celui d'un nouveau modèle de société, plus équilibré.

C’est difficile, j'en ai bien conscience, de défendre la voie médiane, une voie pragmatique et équilibrée. Moins lisible, moins dans l'esprit des temps, moins adaptée aux formes de communication du moment, elle doit pourtant parvenir à l'emporter.

Suite du discours

Voir le diaporama

Publié le 10/01/2017